Saturday, June 13, 2009

Breaker Bay ou la magie du bloc






De l'autre côté de la baie de Wellington, on passe derrière des monts et on se retrouve sur une côte vierge où des blocs imposants sont comme échoués sur la plage. Occasion en or pour faire de l'escalade à petite échelle et sans corde, le sable faisant office d'amortisseur de chutes éventuelles.

On doit traverser une rivière à gué pour accéder au site, ce qui ne pose aucun problème quand la marée est basse. Mais quand on oublie le rythme de l'océan, pris par une fringalle de caillou chauffés par le soleil, on se retrouve à faire quelques kilomètres pour trouver un gué viable en amont. Et l'eau commence à refroidir ces temps-ci !

Les otaries commencent à revenir pour faire pousser leurs petits, zoo en pleine nature...

Manaka - au nord-est de Wellington





Mai 2009, le froid s'installe. On profite des week-end pour continuer à faire de chouettes ballades autour de Welly la cosmopolite. Comme toujours, tout près de la civilisation, on se retrouve en territoire quasiment vierge. A Manaka, on fait face à l'île du sud, montagneuse à l'horizon. La plage est couverte de bois flottés et de "paua". Ces coquilles nacrées sont utilisées dans l'art traditionnel maori. Ils utilisent la nacre pour embellir leur travail de marqueterie. Les yeux des dieux, des personnages symboliques ont ainsi un caractère indéchiffrable, un brouillard coloré et arc en ciel en guise de regard.

On est censé ramasser les paua lorsqu'ils ont atteint une certaine taille de manière et lorsqu'on en trouve un de taille honorable et que notre poing peut se tenir dans l'alcove nacrée, c'est signe de bonne fortune pour l'année à venir.